Médicaments essentiels: Le point No. 028 & 029 - Numéro double
(2000; 36 pages) [English] [Spanish] View the PDF document
Table of Contents
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View the documentOMS et partenaires: des initiatives pour un monde en meilleure santé
View the documentTrouver de nouveaux médicaments pour lutter contre la tuberculose
View the documentVaincre le paludisme: des dirigeants promettent d’agir lors d’un sommet historique
View the documentRéunions de plusieurs ONG sur l’accès aux médicaments
View the documentCommerce et accès: des groupes ougandais font accélérer le progrès
View the documentDar es-Salaam: l’approvisionnement pharmaceutique en pleine transformation
View the documentPourquoi les pauvres paient-ils plus? Une enquête révèle des inégalités dans les prix des médicaments
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OMS et partenaires: des initiatives pour un monde en meilleure santé

Plusieurs nouvelles initiatives internationales de grande ampleur ont été lancées par l’OMS dans le domaine de la santé, dans le cadre de partenariats mondiaux. Ces initiatives abordent certains des problèmes de santé les plus urgents de notre temps. Nous en présentons ici quelques-unes, à commencer par l’Appel lancé par le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l’OMS, en octobre 2000 pour qu’un effort mondial concerté soit déployé afin de venir à bout des maladies de la pauvreté.

Lors d’une session organisée à Winterthur, Suisse et à laquelle ont participé 200 experts en santé et en communication venus de 70 pays, le Dr Brundtland a déclaré dans son discours d’ouverture que, même si l’on sait depuis longtemps que maladie et pauvreté sont étroitement liées, des données récentes montrent que leur impact sur les économies des pays en développement est bien plus dévastateur que ce que l’on imaginait, par le fait de quelques maladies infectieuses, notamment le paludisme, le VIH/SIDA et la tuberculose. Mais il existe un certain nombre d’interventions efficaces en faveur de la santé qui réduisent considérablement la mortalité imputable à ces agents de la mort, a-t-elle souligné. “Tout simplement, si nous pouvons rapporter ces interventions à l’échelle - j’entends à l’échelle du monde, nous avons en main un moyen concret, centré sur les résultats et mesurable, de commencer à réduire la pauvreté.” Le Dr Brundtland a expliqué qu’un effort mondial concerté était nécessaire, qui permettrait de définir un processus, une route à suivre, un cadre de réflexion et un certain nombre de valeurs pour étayer tout cela.

Le Forum s’est poursuivi par l’énoncé des dernières déclarations du G8, réunion des 8 premières nations industrielles, sur les objectifs qu’il s’est fixé, à savoir réduire de moitié en 10 ans la charge du paludisme et de la tuberculose et réduire la propagation du VIH/SIDA de 25 % dans la même période. Cela fait suite à la création d’un nouveau cadre d’action politique élaboré par la Commission européenne dans le but de regrouper l’effort d’aide de l’Union européenne pour atteindre ces objectifs.

RENDRE LES VACCINS ACCESSIBLES

Chaque année, près de trois millions d’enfants meurent de maladies qui pourraient être évitées grâce aux vaccins disponibles actuellement. L’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), créée en 1999, est un groupement d’organisations internationales qui se sont données pour mission d’assurer à chaque enfant une protection contre les maladies pouvant être évitées par la vaccination. Son but est de combler le fossé croissant entre le nombre de vaccins administrés aux enfants des pays industrialisés et ceux administrés aux enfants des pays en développement. L’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination s’attache à:

• améliorer l’accès à des services durables de vaccination;

• étendre l’usage de tous les vaccins actuels présentant un bon rapport coût-efficacité;

• accélérer la mise au point et l’introduction de nouveaux vaccins;

• renforcer les efforts de recherche et de mise au point de vaccins et de produits associés dont les pays en développement ont tout particulièrement besoin;

• intégrer la couverture vaccinale dans la conception et l’évaluation des systèmes de santé et dans les efforts de développement internationaux.

Dès son lancement, l’Alliance a reçu de nombreuses manifestations d’intérêt de la part des pays en développement souhaitant bénéficier de son travail. Le 20 septembre 2000, le Fonds mondial pour les vaccins (Global Vaccine Fund), l’un des outils financiers utilisés dans le cadre de cette initiative, a annoncé qu’il allait attribuer l’équivalent de plus de 150 millions de dollars US en vaccins et en fonds, sur cinq ans, pour améliorer les taux de vaccinations en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Selon les estimations, plus de 100 000 vies seront sauvées chaque année grâce à des subventions versées initialement à 13 pays.

Pour de plus amples informations, consulter le site www.who.int/vaccines/aboutus/gavi.htm

FAIRE RECULER LE PALUDISME

Lorsqu’elle prit ses fonctions de Directeur général de l’OMS en 1998, le Dr Brundtland décida que le paludisme serait l’une des cibles prioritaires de l’Organisation. Elle fut à l’origine de l’initiative Faire reculer le paludisme, partenariat impliquant un grand nombre d’organisations, aux niveaux national, régional et mondial. Cette initiative a notamment pour but:

• d’aider les pays d’endémie à mettre au point leurs systèmes de santé nationaux, meilleure stratégie de lutte contre le paludisme;

• de contribuer à élargir le secteur de la santé - tous ceux qui dispensent des soins de santé à la communauté. Ces efforts englobent, entre autres, le système de santé du secteur public, la société civile, les ONG et les prestataires de santé privés (y compris les vendeurs de médicaments et les guérisseurs traditionnels);

• d’encourager les investissements humains et financiers nécessaires à la mise au point des systèmes de santé.

Au cours des derniers mois, l’initiative Faire reculer le paludisme s’est trouvée relancée à l’occasion du Sommet africain qui a défini le programme des actions que les pays du continent devront entreprendre pour combattre la maladie (voir le rapport p 23).

Pour en savoir plus, consulter le site www.who.int/rbm/resources.html

ERADIQUER LA POLIOMYELITE

L’Initiative pour l’éradication de la poliomyélite est en voie d’aboutir, en 2005, à la certification de l’éradication mondiale de la maladie. En effet, plus de 190 pays et territoires auront interrompu la transmission du poliovirus à la fin de l’année 2000. Cette initiative a été lancée en 1988 mais elle est entrée dans une phase finale intensive d’élimination des dernières poches de transmission du virus.

En septembre 2000, un large éventail de dirigeants du monde des affaires, des gouvernements, des organisations des Nations Unies et des organismes humanitaires, se sont réunis aux Nations Unies à New York pour obtenir les ressources financières nécessaires et galvaniser les volontés politiques en faveur de l’Initiative, lui permettant ainsi d’atteindre son objectif de 2005. Plus de 250 participants se sont engagés à contribuer à relever les défis: le poliovirus sera toujours en circulation dans 20 pays à la fin de l’année 2000 et il faut rassembler de nouveaux fonds à hauteur de 450 millions de dollars US pour vaincre la maladie dans ces pays. Les 20 pays à haut risque posent également certains des problèmes logistiques les plus difficiles pour l’éradication de la polio, notamment dans le cas des populations vivant dans des régions isolées et, dans certains pays, se trouvant au coeur de conflits civils graves. Soulignant l’urgence de la tâche, le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan a déclaré: “notre course pour atteindre le dernier enfant est une course contre le temps. Si nous ne saisissons pas cette chance maintenant, le virus reprendra son emprise et l’occasion nous échappera atout jamais”.

Un événement récent

La région de l’OMS pour le Pacifique occidental a été certifiée exempte de polio le 29 octobre 2000 par un groupe international d’experts indépendants en santé publique. La région compte 37 pays et territoires, d’îles minuscules à la Chine pour une population de 1,2 milliards d’habitants. La Commission régionale de certification de l’éradication de la poliomyélite a confirmé qu’aucun nouveau cas de transmission indigène du poliovirus n’a été détecté dans le Pacifique occidental au cours des trois dernières années, malgré l’étroite surveillance du virus mise en place - critère majeur de certification.

Pour de plus amples informations sur l’Initiative pour l’éradication de la poliomyélite, consulter le site www.who.int/vaccines-polio/

HALTE À LA TUBERCULOSE


On ne verra plus ce spectacle, bientôt? Un enfant victime de la poliomyélite apprend à marcher avec des béquilles - Photo: OMS/OPS/C. Gaggero

La tuberculose reste la plus grande tueuse de jeunes gens et d’adultes dans le monde et le problème s’aggrave avec la propagation du VIH/SIDA et des souches de bacilles résistants aux antituberculeux. L’Initiative Halte à la tuberculose est un mouvement mondial dont le but est d’accélérer les mesures politiques et sociales afin de mettre un terme à la propagation de la tuberculose dans le monde. Sa mission est de veiller à ce que chaque personne atteinte de tuberculose dispose de toutes les informations nécessaires et ait accès à un traitement et à la guérison. Halte à la tuberculose est un groupe de partenaires collaborant avec des organismes publics et privés, de l’échelon local à l’échelon mondial. Les bailleurs de fonds, les instituts de recherche, l’industrie, les organisations internationales, les gouvernements et les ONG contribuent tous à:

• associer la lutte contre la tuberculose au développement du secteur de la santé;

• associer la lutte contre la tuberculose à la réduction de la pauvreté;

• associer la lutte contre la tuberculose aux aspects de développement socio-économiques qui s’y rapportent;

• promouvoir une approche plus centrée sur le client pour améliorer la portée et la cohérence des actions en collaborant avec des groupes communautaires et d’autres associations.

Pour de plus amples informations, consulter le site: www.stoptb.org/stop.tb. initiative/index.html#StopTB

L’un des partenaires dans l’initiative Halte à la tuberculose est l’Alliance mondiale pour la mise au point d’antituberculeux, une organisation à but non lucratif dont le but est d’accélérer la découverte et la mise au point de nouvelles molécules pour combattre la maladie, en exploitant les meilleures méthodes et les ressources des secteurs public et privé (voir p 23). Le but de l’Alliance est de combler un manque dans la mise au point d’antituberculeux en utilisant une simulation opérationnelle de recherche et de mise au point qui définit des projets et les répartit entre les partenaires publics et privés. Elle contrôlera toutes les opérations de mise au point d’antituberculeux et sélectionnera ses interventions lorsque ses actions permettront à un médicament candidat de progresser dans la procédure d’homologation et d’être utilisé dans les traitements. De cette façon, l’Alliance mondiale constituera un portefeuille de projets impliquant différents niveaux de financement, de gestion et de propriété.

Pour de plus amples informations, consulter le site: www.tballiance.org/ome.cfm

AMELIORER LES METHODES D’INJECTION

Les injections sont principalement nécessaires dans le traitement de maladies graves, surtout en milieu hospitalier. Dans de nombreux pays cependant, elles sont utilisées de façon abusive pour administrer des traitements, les professionnels de santé et les patients ayant une préférence solidement ancrée en faveur des injections. Dans les pays en développement, jusqu’à 50 % des injections sont administrées avec des seringues et des aiguilles ayant déjà servi. On a établi un lien entre ces pratiques dangereuses et la transmission entre patients d’agents pathogènes, notamment le VIH, les virus de l’hépatite, de la fièvre Ebola et de la dengue et le parasite responsable du paludisme.

Le Réseau mondial pour des injections sans danger (SIGN - Safe Injection Global Network) est une coalition de partenaires des secteurs public et privé, notamment l’OMS, l’UNICEF, l’ONUSIDA, des ONG, des gouvernements, des universités, des professionnels de santé et de l’industrie. Constitué à Genève en 1999, son but est d’unir le potentiel et les compétences des partenaires pour qu’ils contribuent ensemble à l’innocuité des injections. Compte tenu du peu de programmes intégrés qui permettent à la communauté et aux systèmes de santé de coopérer à la promotion de méthodes d’injection sans danger, le SIGN coordonne le lancement de projets pilotes dans cinq pays. Les résultats de l’évaluation de ces projets pilotes devraient être disponibles d’ici à 2002 et permettront au SIGN d’identifier et d’adopter des stratégies capables de contrer avec succès les méthodes d’injection dangereuses.

Des progrès positifs

La réunion annuelle du SIGN, qui s’est tenue au Caire en octobre 2000 a montré que des progrès ont d’ores et déjà été obtenus. Ainsi, le Pakistan a constitué un groupe national “SIGN”, la Tanzanie a lancé une campagne d’éducation à l’intention du public et des professionnels de santé et le Burkina Faso a considérablement amélioré depuis peu la sécurité des injections. Les participants ont passé en revue les activités de l’année précédente, ont échangé des informations et ont coordonné leurs actions de promotion et de sensibilisation du public.

De nouvelles directives techniques sont en cours d’élaboration pour empêcher la transmission d’infections par les injections et un document provisoire sera soumis aux commentaires du public sur le site Internet de SIGN à l’adresse suivante: www.injectionsafety.org

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