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Médicaments essentiels: Le point No. 028 & 029 - Numéro double
(2000; 36 pages) [English] [Spanish] View the PDF document
Table of Contents
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COURRIER DES LECTEURS

Prescrire dans le secteur privé

Madame,

Lorsque je travaillais comme pharmacien dans le secteur public, il m’était relativement facile de promouvoir l’usage rationnel des médicaments en me référant à la liste des médicaments essentiels, aux directives thérapeutiques standards et aux formulaires pharmaceutiques. Toutefois, employé maintenant dans le secteur privé, je trouve ces outils difficiles à utiliser, du fait de la résistance des prescripteurs face à ce qu’ils considèrent comme des restrictions qui leur sont imposées.

De toute évidence, les forces qui animent le secteur privé diffèrent de celles du secteur public. Ainsi, la réduction des coûts n’est pas une priorité puisque les consommateurs (généralement ceux qui sont mécontents du système de soins de santé publique) paient pour ces services, principalement au moyen d’une sorte d’assurance maladie. Ma question est la suivante: est-il réellement possible de rationaliser l’usage des médicaments dans le secteur privé tout en assurant des revenus satisfaisants? J’aimerais connaître l’avis des lecteurs.

- Dr Atieno Ojoo, P.O. Box 13576,
Nairobi, Kenya.

Une solution simple pour conserver les données des consultations externes

Madame,

Dans les pays en développement, l’idée de conserver des fichiers médicaux dans les services hospitaliers est irréalisable, et souvent impossible à mettre en application. Ici, en Tanzanie, dans la région de Dodoma, le Service des consultations externes a suivi ma suggestion d’attribuer aux patients un livret de santé. Ce livret est en fait un cahier d’écolier, que l’on peut se procurer n’importe où pour environ 0,06 dollars. Ce cahier étant la propriété du patient, celui-ci, par sens de la propriété, en prend généralement soin et le transmets sur demande.

Ce système a l’avantage de fournir un historique complet sur le patient, historique particulièrement utile dans les cas d’hypertension, de diabète, d’asthme ou d’allergie. Par ailleurs, les informations sont notées dans l’ordre chronologique, alors qu’auparavant nous devions souvent trier un grand nombre de feuillets pour les classer par date. En cas de pénurie de fiches ou de dossiers à l’hôpital, le livret peut également servir de dossier d’admission du patient ou de suivi de croissance pour les moins de cinq ans. Les médecins confirmés pouvant y noter leurs commentaires et modifier un diagnostic et des traitements précédents, ce système peut contribuer à parfaire les compétences et les modes de prescription de leurs jeunes collègues.

Le manque de fournitures et de personnel motivé devrait convaincre les dirigeants des hôpitaux de s’appuyer plus largement sur l’engagement de l’utilisateur et de laisser les patients compléter leur propre historique médical.

- Dr Massimo Serventi, pédiatre,
Dodoma General Hospital,
Box 1498, Dodoma, Tanzanie.

Ghana: de la chloroquine ne répondant pas aux normes

Madame,

Les pays d’Afrique tropicale représentent plus de 90 % de l’incidence globale du paludisme et de la plupart des décès dus au paludisme, les enfants étant les plus vulnérables face à cette maladie. La chloroquine est l’un des médicaments les plus fréquemment utilisés à titre préventif et curatif. Mais au cours des dernières années, dans certaines zones d’endémie, certaines souches de plasmodium falciparum, l’un des parasites responsables du paludisme, sont devenues résistantes à la chloroquine. L’une des raisons avancées est la fabrication, la vente et l’utilisation de formulations de chloroquine ne répondant pas aux normes. Au Ghana, au terme d’une étude de huit années, nous avons découvert l’étendue du problème et cela a renforcé nos préoccupations sur la qualité de la chloroquine disponible dans ce pays.

Trente huit échantillons de comprimés de phosphate de chloroquine et cinquante sept échantillons de sirop, fabriqués par différentes firmes locales, ont été testés dans les laboratoires du Ghana Standards Board (Bureau ghanéen de normalisation), entre 1992 et 1999. Tous les échantillons ont été analysés conformément aux méthodes d’essai de la Pharmacopée britannique. La Pharmacopée spécifie que le taux de phosphate de chloroquine dans les comprimés doit se situer entre 92,5 % et 107 % de ce qui est indiqué sur la notice. Dans les comprimés fabriqués au Ghana, 250 mg de chloroquine est un dosage normal et dans le sirop, le dosage acceptable se situe entre 118,75 et 131,25 pour 5 ml.

Sur les 38 échantillons de comprimés analysés, quatre contenaient des taux de phosphate de chloroquine inférieurs au minimum exigé, l’un des échantillons ne dépassant pas 38,9 %. Sur les 57 échantillons de sirop, 10 contenaient des dosages de principe actif inférieurs au minimum exigé.

Nous en concluons que durant les huit années de l’étude, certains malades souffrant de paludisme ont été exposés à d’importantes quantités de phosphate de chloroquine ne répondant pas aux nonnes, que ce soit sous forme de comprimé ou de sirop. Toutefois, nous en avons tiré les leçons et pris des mesures pour améliorer cette situation. Un fabricant local a dû retirer des lots de médicaments incriminés et son usine a été fermée jusqu’à ce qu’un plan effectif d’assurance de la qualité ait été mis en place. Les laboratoires locaux fournissant le Ministère de la Santé doivent désormais soumettre leurs produits à des essais et les faire homologuer par le laboratoire national de contrôle de la qualité. Le Bureau chargé des aliments et des médicaments met actuellement des mesures en place pour garantir la qualité des médicaments dans la chaîne de fabrication, de fourniture et de distribution. En 1999, des laboratoires pharmaceutiques se sont groupés en association et ont pris l’engagement de se conformer aux bonnes pratiques de fabrication définies par l’OMS.

- Charlotte Ohene-Manu et Jonathan Martey,
Ghana Standards Board,
Drugs and Cosmetics Department,
P.O. Box MB, 245, Accra, Ghana.

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