Une petite fraction seulement du budget mondial de la recherche en santé est attribuée à la recherche sur les maladies et les problèmes de santé qui touchent les pauvres notamment le paludisme, les maladies mortelles de l’enfant et la nutrition. Pour faire évoluer cette situation, il faudrait commencer par faciliter la recherche dans les pays ayant une grande expérience de ces problèmes. C’est précisément dans ce but que l’OMS et le Open Society Institute (appartenant au réseau de la Fondation Soros) se sont associés à des fournisseurs d’accès, ISIO et SilverPlatter et à d’autres partenaires. Ils fourniront aux institutions de recherche médicale et sanitaire d’Afrique, d’Asie centrale et d’Europe de l’Est, un accès par Internet à des informations scientifiques de qualité issues du monde entier.
La première année du projet, une phase pilote permettra aux scientifiques travaillant dans d’éminents instituts de recherche en Arménie, au Ghana, au Mali, au Mozambique, en Mongolie, en Ouganda, en Tanzanie et en Uzbekistan d’accéder à des informations sous format numérique. Cela contribuera à l’intégration de la communauté scientifique mondiale grâce à la communication électronique. L’OMS fera partie des organismes qui négocient avec les fournisseurs d’accès dans les huit premiers pays pour fournir une connexion Internet à haut débit. Dans les différents pays, les chercheurs recevront une formation complète pour tirer le meilleur bénéfice possible du projet. Selon toutes attentes, à la fin de la seconde année, entre 30 et 40 pays seront associés au projet, dans le cadre d’un programme plus vaste des Nations Unies “Health InterNetwork” (“L’Internet de la santé”). L’objectif est d’améliorer la santé publique dans le monde en facilitant le flux des informations sur la santé grâce aux technologies de l’Internet.