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Organisation mondiale de la Santé |

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Caritas Internationales |

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Action des Eglises pour la Santé du Conseil oecuménique des Eglises |

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Comité international de la Croix-Rouge |

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Fédération internationale des |
Sociétés de la Croix-Rouge |
et du Croissant-Rouge |

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Fédération internationale pharmaceutique |

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ONUSIDA Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA |

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Médecins Sans Frontières |

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Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés |

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OXFAM |

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Pharmaciens Sans Frontières |

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Fonds des Nations Unies pour l’Enfance |

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PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement Service interinstitutions des achats |

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FNUAP Fonds des Nations Unies pour la Population |

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Banque mondiale |
Au début de la crise du Kosovo, les dons se sont révélés efficaces, couvrant immédiatement les besoins en médicaments. Le nombre de médicaments essentiels livrés sous la forme de nouveaux kits d’urgence sanitaire suffisait à répondre pendant trois mois aux besoins de 1,5 millions de personnes. Ils étaient bienvenus, bénéfiques et couvraient les besoins immédiats des réfugiés kosovars en Albanie ou en Macédoine. Ces dons-là sauvent des vies. Alors que la crise s’enlisait, la qualité des médicaments donnés a commencé à poser problème, ce qui a poussé l’OMS à enquêter sur les médicaments expédiés en Albanie au mois de mai 1999 (voir page 27).
Chaque catastrophe donne lieu à des dons plus ou moins bien ciblés. Selon une étude faite en 1997 par Epicentre et Pharmaciens sans Frontières, entre 50% et 60% des dons de médicaments en Bosnie auraient été inadéquats. On a rapporté les mêmes problèmes au Rwanda, en Somalie, au Kenya et au Honduras. Quant à la situation en Turquie, à Taiwan, Chine, après les tremblements de terre, rien ne laisse penser qu’elle ait pu être différente.
Les dons ne sont pas intentionnellement mal ciblés. Les donateurs peuvent ne pas avoir conscience de la complexité des questions en jeu et de ce fait, ne pas prendre en compte les besoins réels des bénéficiaires. La version de 1999 des Principes directeurs applicables aux dons de médicaments1décrivent les principes de base qui sous-tendent les bonnes pratiques en matière de don, à la fois pour les donateurs et pour les bénéficiaires. Pour cela, il est fondamental de répondre aux besoins réels du bénéficiaire: la communication doit être bonne entre donateurs et bénéficiaires. Ces derniers doivent stipuler clairement ce dont ils ont besoin et savoir dire NON quand on leur propose des dons inutiles. Si les bénéficiaires ne se plaignent pas des mauvais dons, ils continueront à en recevoir.
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Encadré 1
Principes de base d’un don adéquat
• Les dons doivent être le plus utiles possible aux bénéficiaires; • Les dons doivent respecter les souhaits et l’autorité du bénéficiaire; • Les dons doivent observer des normes de qualité rigoureusement identiques; • les dons doivent reposer sur une communication efficace entre donateur et bénéficiaire.
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Certains signes laissent penser que la situation commence à s’améliorer. La première édition des Principes directeurs interinstitutions est parue en 1996. Une enquête menée récemment au niveau mondial sur l’utilisation des Principes directeurs a révélé qu’ils avaient eu un effet bénéfique. Six pays donateurs et 13 pays bénéficiaires ont élaboré leurs propres principes directeurs. En outre, 40% des organisations ayant répondu à l’enquête avaient adapté leurs pratiques en matière de don pour se conformer aux principes, 45% des bénéficiaires ont fait état d’une amélioration de la qualité des dons et 52% déclarent qu’il est plus facile de refuser des dons non souhaités.
Le défi consiste aujourd’hui à continuer à améliorer les pratiques de dons. Comment ne plus jamais voir se reproduire des situations telles que celles qu’on a observées en Croatie, en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo ou en Albanie? On remarque au sein de l’opinion la volonté de plus en plus nette de dénoncer les donateurs qui enfreignent les principes. Suite à 11 dons particulièrement insatisfaisants reçus par l’Albanie en pleine crise du Kosovo, il a été demandé à un gouvernement, à trois organisations non gouvernementales et à 10 entreprises de se justifier. Deux ONG sont introuvables. L’OMS préférerait éviter que le nom de ces organisations soit rendu public. La promotion et la diffusion actives des bonnes pratiques, basées sur la deuxième édition des Principes, restent les deux piliers de la stratégie visant à améliorer la qualité des dons.
Pour encourager la mise en œuvre des bonnes pratiques, les organisations et les entreprises sont invitées à souscrire aux Principes directeurs (voir encadré 3). L’accord implicite réside dans le fait que ceux qui les entérinent s’engagent à les respecter. Le succès du programme dépendra de la volonté des bénéficiaires de signaler les dons inutiles et de la vigilance dont ils feront preuve à cet égard.
De mal en pis...
Les mauvais dons ont un prix: ils représentent une perte de temps, d’argent et d’énergie. Les bénéficiaires en font les frais, puisque ce sont eux qui assument le coût de leur élimination. Dans les pays riches, la méthode d’élimination la plus répandue est l’incinération à haute température dans des installations construites à cet effet. Les médicaments mis au rebut deviennent des produits chimiques, et, s’ils doivent passer une frontière, des déchets toxiques. Les mouvements de médicaments mis au rebut sont gouvernés par la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination. D’après une estimation récente, l’élimination, en Croatie, de 1000 tonnes de médicaments et de fournitures médicales inadéquats aurait coûté entre deux millions et quatre millions de US$.
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Encadré 2
Coparrainants des Principes directeurs
Les 15 organisations qui parrainent les Principes directeurs applicables aux dons de médicaments (dont la liste suit) comptent parmi elles 8 prix Nobel.
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Les pays qui reçoivent des dons de médicaments inutiles ne disposent ni d’installations d’incinération spécialisées, ni de suffisamment d’argent pour les expédier vers d’autres pays. Pour combler l’absence de conseils clairs et directs sur l’élimination des déchets, l’OMS a publié des principes directeurs interinstitutions intitulés Principes directeurs pour l’élimination des produits pharmaceutique non utilisés pendant et après les situations d’urgence. Les Principes sont destinés aux organes compétents: ministères, autorités sanitaires, autorités chargées de l’environnement et de l’élimination des déchets et experts aux niveaux régional et local. Ils décrivent le processus de gestion, le tri des déchets et le choix des méthodes d’élimination présentant le risque le plus faible pour la santé publique et l’environnement.
L’OMS, en revanche, ne souhaite pas longue vie à cette publication.
Références
1. OMS. Principes directeurs applicables aux dons de médicaments, 2e éd. Genève: Organisation mondiale de la Santé; 1999. WHO/EDM/PAR99.4.
Les Coparrainants des Principes sont: Caritas Internationalis, le Comité international de la Croix-Rouge, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, la Fédération internationale pharmaceutique, Médecins Sans Frontières, Oxfam, Pharmaciens Sans Frontières, l’ONUSIDA, le HCR, le PNUD, l’UNICEF, le FNUAP, la Banque mondiale, le Conseil oecuménique des Eglises et l’OMS.
2. OMS. Principes directeurs pour l’élimination des produits pharmaceutique non utilisés pendant et après les situations d’urgence. Genève: Organisation mondiale de la Santé; 1999. WHO/EDM/PAR/99.2.
Les coparrainants des Principes sont: ECHO International Health Services Ltd, le Comité international de la Croix-Rouge, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, la Fédération internationale pharmaceutique, l’Association internationale pour la gestion des résidus solides, Médecins Sans Frontières, Oxfam, Pharmaciens Sans Frontières, le HCR, l’UNICEF, l’UNIDO, le Conseil oecuménique des Eglises et l’OMS.
Ces deux documents sont disponibles sur Internet à l’adresse suivante: http://www.who.int/ medicines/edmguidelines.html
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Encadré 3
Souscrire à la nouvelle version des Principes directeurs applicables aux dons de médicaments
Pour que davantage d’organismes et d’organisations s’engagent à appliquer les principes de bonnes pratiques en matière de don de médicaments, un site Internet est en cours de construction (http://www.who.int/medicines/edmguidelines.html). Celui-ci est destiné à toutes les organisations et à toutes les firmes pharmaceutiques souscrivant aux nouveaux Principes directeurs interinstitutions applicables aux dons de médicaments et s’engageant à les respecter. Les parties souhaitant que leur nom figure sur la liste des entités ayant entériné les principes sont invitées à prendre contact avec le Département Médicaments essentiels et Politique pharmaceutique, à l’adresse figurant en première page ou en envoyant un message électronique à <dapmail@who.ch>. Le Département enverra sur demande la liste des membres aux personnes qui n’ont pas accès au courrier électronique.
Mentionner les dons particulièrement utiles
Nous encourageons les lecteurs à nous faire part de leur expérience en matière de dons, et de nous décrire les dons qu’ils ont jugés particulièrement utiles et respectueux des besoins du bénéficiaire.
Mentionner les dons inutiles
Toute organisation recevant des quantités importantes de médicaments inutiles est invitée à en rendre compte au Département EDM. Chaque compte rendu sera traité séparément dans la plus grande discrétion.
Les compte rendus devront être étayés de nombreux renseignements, dont:
• le nom de la personne et de l’organisation à l’origine du compte rendu, accompagné des coordonnées complètes;
• la raison pour laquelle le don est source d’insatisfaction;
• le nom et l’adresse du donateur responsable (avec le nom du siège social, dans la mesure du possible);
• le nom générique du produit, et le cas échéant, le nom de spécialité;
• la quantité de produit donné;
• le numéro de lot du fabricant;
• la date d’arrivée dans le pays, la date d’arrivée au contact de l’utilisateur final, et la date de péremption des produits;
• le nom et l’adresse du fabricant, le cas échéant.
Et après...
Si l’OMS a connaissance d’un don inadéquat, elle entre en relation avec le donateur pour que celui-ci se justifie.
Dans le cas où une nouvelle plainte surviendrait, le nom du donateur serait retiré de la liste figurant sur le site Internet.
La troisième fois, le nom du donateur serait rendu public.
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