Entre 1992 et 1994, une enquête a été menée à Rodriguez et à Maurice lors d’une étude financée par l'Union européenne sous l'égide de la Commission de l'Océan indien intitulée "Inventaire et étude des plantes médicinales et aromatiques des États de l'Océan indien". Au cours de cette étude, plus de 600 plantes faisant partie de la pharmacopée traditionnelle ont été identifiées. Les résultats donnent une bonne indication de la répartition et de l'utilisation des plantes médicinales. Des informations phytochimiques, botaniques, ethnobotaniques et bibliographiques sont disponibles ainsi que des détails sur les propriétés physico-chimiques de quelques autres plantes et sur les tests de certains des extraits pour leurs propriétés pharmacologiques. Etant donné la haute valeur des plantes médicinales pour les soins de santé primaires, il convient de prendre des mesures pour préserver cette matière végétale et assurer l'information du public et l'éducation professionnelle en vue de garantir l'utilisation sûre et correcte de ces produits [12].