Bien que l’utilisation de la névirapine ne soit pas holomoguée pour la prophylaxie après exposition, on l’utilise malgré tout à cette fin depuis quelques années avec d’autres antirétroviraux après exposition professionnelle ou sexuelle au VIH. Il a été récemment fait état de manifestations indésirables graves (notamment des lésions hépatiques et des réactions cutanées) attribuées à l’administration de doses multiples de névirapine prises pendant plusieurs jours ou semaines à titre de prophylaxie après exposition.27 Lorsqu’on envisage de prescrire de la névirapine pour une prophylaxie après exposition, il faut peser le risque de transmission du VIH que représente l’exposition par rapport à la toxicité éventuelle des médicaments prescrits. Bien souvent, les risques que comporte l’administration de doses multiples de névirapine dans le cadre d’une prophylaxie après exposition l’emportent sur les avantages qu’on espère en tirer. Il convient donc d’éviter de prescrire de la névirapine pour une prophylaxie après exposition, d’autant plus qu’il existe actuellement d’autres thérapies antirétrovirales efficaces pour ce genre d’indication.