La plupart des initiatives de traitement antirétroviral, et en particulier quand elles sont liées aux essais cliniques ou à des projets financés extérieurement, ont pour objectif d’utiliser les très actives trithérapies, c’est-à-dire les schémas contenant un inhibiteur de protéase, comme il est indiqué dans les recommandations internationales. Au Brésil, 55 % des patients sous ART sont sous trithérapie, de même que 43 patients sur 109 traités dans un centre de Côte d’Ivoire. Toutefois, et de manière générale, le choix du schéma thérapeutique et la possibilité de traitement au long cours sont largement déterminés par son coût, et les bithérapies comportant deux nucléosides (deux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse) sont donc largement utilisées, en particulier dans le secteur public, la surveillance étant plus simple, l’observance meilleure et le coût inférieur. Les schémas comportant de l’hydroxyurée sont aussi très utilisés. Les conséquences de ces pratiques thérapeutiques qui cherchent à adapter les schémas antirétroviraux associés aux ressources des pays à faible revenu sont examinées à la section 3.4.