La résistance est rarement surveillée dans les pays en développement mais son importance pour la santé publique est reconnue. Pour les programmes antirétroviraux comme pour tout traitement antimicrobien, il importe de protéger l’avenir des médicaments en réduisant au minimum l’émergence de la résistance. La surveillance de la résistance du VIH est une nécessité et, si les méthodes sont trop coûteuses pour que la plupart des pays aux ressources limitées puissent financièrement l’appliquer, il existe des moyens nouveaux pour établir un équilibre entre les contraintes budgétaires et les bonnes pratiques cliniques/de santé publique. C’est dans ce but que la Côte d’Ivoire, le Sénégal et l’Ouganda ont entrepris de collaborer avec des laboratoires internationaux capables de surveiller la résistance aux antirétroviraux.