Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, l’accès à des laboratoires fiables permettant le suivi est limité et se concentre dans les grandes villes. Au Brésil, le système public de santé dispose d’un réseau comptant 70 laboratoires capables de faire des numérations des CD4+ et 56 laboratoires capables de mesurer la charge virale plasmatique. Ailleurs, la nécessité des mesures régulières du nombre de CD4+ et de la charge virale plasmatique pour évaluer l’efficacité du traitement s’ajoute au coût global des antirétroviraux et, dans le secteur privé, la surveillance biologique dépend largement des moyens financiers, de sorte que ce sont les patients eux-mêmes qui demandent souvent une surveillance moindre pour pouvoir payer davantage de médicaments. En Ouganda, les centres de traitement accrédités auprès de l’initiative ONUSIDA pour un meilleur accès aux médicaments sont parvenus à réaliser la surveillance virologique nécessaire du traitement antirétroviral, grâce à la collaboration et à l’aide d’un laboratoire de recherche financé par des donateurs et qui réalise gratuitement les tests dans le cadre de l’évaluation de cette initiative pilote. De même, la surveillance biologique est assurée gratuitement par l’initiative pour un meilleur accès aux médicaments en Côte d’Ivoire, tandis qu’en Thaïlande, la surveillance immunologique et virologique régulière fait partie des protocoles de recherche des essais cliniques.