Sécurité et efficacité des traitements antirétroviraux chez l'adulte plus particulièrement en situation de ressources limitées
(2001; 40 pages) [English]
Table of Contents
View the documentREMERCIEMENTS
View the documentINTRODUCTION
Close this folderSECTION UNE. PRINCIPES DES THÉRAPIES ANTIRÉTROVIRALES*
View the document1.1. Généralités
View the document1.2. Caractéristiques des antirétroviraux existants
View the document1.3. Mise en route du traitement
View the document1.4. Surveillance
View the document1.5. Échec thérapeutique
View the document1.6. Résistance du VIH aux antirétroviraux
View the document1.7. Avenir thérapeutique
Open this folder and view contentsSECTION DEUX. EXPÉRIENCES D’UTILISATION DES ANTIRÉTROVIRAUX EN SITUATION DE RESSOURCES LIMITÉES
Open this folder and view contentsSECTION TROIS. GUIDE DES THÉRAPIES ANTIRÉTROVIRALES EN SITUATION DE RESSOURCES LIMITÉES
View the documentOÙ S’ADRESSER POUR DES BESOINS D’INFORMATION
View the documentANNEXE I. Liste des participants
View the documentANNEXE II. Tableau des antirétroviraux
 

1.2. Caractéristiques des antirétroviraux existants

Actuellement, les antirétroviraux existants appartiennent à deux grandes familles thérapeutiques:

1. Inhibiteurs de la transcriptase inverse
2. Inhibiteurs de protéase.

Les inhibiteurs de la transcriptase inverse sont eux-mêmes divisés en deux groupes:

1.1 Inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse
1.2 Inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse.

Dans la plupart des pays industrialisés, divers agents antirétroviraux ont été approuvés, homologués et enregistrés pour le traitement du VIH. On peut citer notamment:

Six inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse

zidovudine (AZT, ZDV)
didanosine (ddI)
zalcitabine (ddC)
stavudine (d4T)
lamivudine (3TC)
abacavir (ABC)

Trois inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse

névirapine (NVP)
éfavirenz (EFV)
délavirdine (DLV)

Six inhibiteurs de la protéase

saquinavir (SQV)
ritonavir (RTV)
indinavir (IDV)
nelfinavir (NFV)
amprénavir (APV)
lopinavir/ritonavir

Tous ces médicaments agissent en bloquant l’action d’enzymes importantes dans la réplication et le fonctionnement du VIH. Une fois que le VIH a pénétré dans un macrophage ou un lymphocyte T, la transcriptase inverse du virus commence à transcrire le code génétique du virus (l’ARN viral) en ADN. Le matériel génétique du VIH est alors intégré dans l’ADN de l’hôte. La multiplication qui suit donne lieu à la production de plusieurs milliards de nouvelles copies de VIH par jour. La protéase intervient dans la reproduction du virus en permettant l’assemblage et la libération de particules viables de VIH par les cellules infectées.

Pour que leur efficacité soit optimale, on doit associer les antirétroviraux, en les prenant en général dans des familles thérapeutiques différentes. Une telle approche thérapeutique est déjà courante dans le traitement d’autres maladies graves de longue durée, cancers, tuberculose et lèpre. L’efficacité de plusieurs schémas thérapeutiques associés qui parviennent à inhiber durablement la réplication du VIH a été démontrée.

Tous les antirétroviraux existants ont des effets secondaires caractéristiques de la famille à laquelle ils appartiennent et qui sont résumés ci-dessous. Pour plus de détails sur les effets secondaires particuliers à chacun d’eux, on pourra consulter l’annexe II.

Inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse

Ils peuvent être à l’origine de modifications du métabolisme lipidique hépatique, réversibles à l’arrêt du traitement, ou d’une acidose lactique, complication métabolique potentiellement fatale si elle est méconnue. Ces deux effets secondaires sont dus à la toxicité des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse sur les mitochondries de la cellule. Les modifications de la répartition des graisses ainsi que les perturbations du métabolisme lipidique décrites ci-dessous ont également été associées à l’administration prolongée de schémas thérapeutiques comportant ces inhibiteurs.

Inhibiteurs de protéase

Ces antirétroviraux ont été associés à une redistribution des graisses corporelles, qui se manifeste physiquement par un amaigrissement des bras, des jambes et du visage et/ou une accumulation de tissu adipeux dans la région des épaules et du ventre. Un autre effet de cette famille thérapeutique sur le métabolisme lipidique peut entraîner une augmentation du cholestérol et des triglycérides sériques, de la résistance à l’insuline et, rarement, de la glycémie. L’incidence cumulée globale de ces troubles métaboliques peut atteindre 30 % à 60 % après 1 à 2 ans de traitement, et augmente avec sa durée. Tous les médicaments de cette classe sont susceptibles d’entraîner des épisodes hémorragiques chez les hémophiles.

Inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse

Tous peuvent provoquer un rash cutané. Ces éruptions sont en général bénignes et spontanément résolutives; des formes graves comparables au syndrome de Stevens-Johnson ont cependant été signalées. Les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse peuvent aussi entraîner une élévation des transaminases, et des cas rares d’hépatite fatale ont été signalés.

to previous section to next section
 

Last updated: May 3, 2013