Fiches modèles OMS d'information à l'usage des prescripteurs: Médicaments utilisés en anesthésie
(1991; 64 pages) [English] View the PDF document
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View the documentIntroduction
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Atropine

Groupe: anticholinergique
Comprimés: 1 mg (sulfate)
Solution injectable: 1 mg (sulfate) en ampoules de 1 ml

Généralités

L’atropine est un alcaloïde d’Atropa bella-donna qui antagonise de façon compétitive l’action muscarinique de l’acétylcholine et d’autres parasympathomimétiques.

L’atropine est rapidement absorbée par voie digestive. Sa demi-vie plasmatique est de 2 à 3 heures. Elle est en grande partie métabolisée dans le foie et éliminée dans les urines.

Données cliniques

Indications

En chirurgie générale:

• inhibition des sécrétions salivaires et bronchiques en particulier au cours de l’anesthésie à l’éther ou à la kétamine (prémédication préopératoire);

• suppression des arythmies cardiaques, de la bradycardie et de l’hypotension dues à une stimulation vagale excessive;

• blocage des effets parasympathomimétiques des anticholinestérasiques utilisés pour restaurer l’activité musculaire en fin d’intervention.

Posologie et mode d’administration

Prémédication

Adultes: 20 microgrammes/kg i.m. 30 à 60 minutes avant l’induction, ou jusqu’à un maximum de 500 microgrammes i.v. juste avant l’induction.

Enfants: 20 microgrammes/kg i.m. 30 à 60 minutes avant l’induction, ou la même dose par voie orale 2 heures avant l’induction.

Traitement des arythmies cardiaques

Adultes: 400 à 1000 microgrammes i.v.
Enfants: 10 à 30 microgrammes/kg i.v.

Restauration de l’activité musculaire

Adultes: 600 à 1200 microgrammes i.v. 2 à 3 minutes avant d’administrer l’anticholinestérasique.
Enfants: 20 microgrammes/kg administrés comme ci-dessus.

Précautions

L’atropine doit être employée à doses réduites chez les personnes âgées et dans les affections suivantes: insuffisance cardio-vasculaire, hyperthyroïdie, hypertension, insuffisance hépatique ou rénale.

Grossesse

L’atropine ne sera utilisée pendant la grossesse que si son indication l’emporte sur les risques possibles pour le fœtus.

Effets indésirables

Des signes d’hypotonie vagale peuvent survenir, même aux posologies habituelles: sécheresse buccale, troubles de l’accommodation, élévation de la pression intra-oculaire, rougeurs et sécheresse de la peau, éruptions cutanées et difficultés de miction allant parfois jusqu’à la rétention urinaire.

Moins fréquents sont des arythmies auriculaires, une tachycardie ou une fibrillation ventriculaires et des états confusionnels.

Un coup de chaleur et des convulsions sont possibles, en particulier chez les enfants fébriles. Ce risque est plus élevé en milieu chaud et humide.

Surdosage

Un surdosage important entraîne des signes d’hypotonie vagale, une excitation centrale, des éruptions cutanées et une hyperpyrexie. Hallucinations, manie et délire peuvent être suivis de convulsions. La mort survient par collapsus cardio-respiratoire.

Le traitement du surdosage est symptomatique. Il faut administrer du charbon activé, puis effectuer un lavage gastrique. La néostigmine (250 microgrammes par voie sous-cutanée) antagonise les effets périphériques de l’atropine, mais non ses effets centraux. De petites doses de diazépam peuvent retarder l’agitation. La fièvre peut être abaissée en épongeant le malade avec de l’eau tiède. Une respiration assistée est parfois nécessaire.

Conservation

Les solutions injectables et les comprimés d’atropine doivent être conservés dans des récipients hermétiquement clos, à l’abri de la lumière et du gel.

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