3.2.1 Des cours sur les aspects de la médecine traditionnelle devraient être incorporés sans délai aux programmes d’enseignement de tous les personnels de santé pratiquant la médecine moderne, afin de les sensibiliser à l’importance de la médecine traditionnelle dans leur cadre culturel.
3.2.2 Des éléments de la médecine moderne, tels que l’hygiène, l’anatomie et la physiologie, devraient être inculqués aussi aux tradipraticiens afin d’améliorer l’efficacité de ces derniers.
3.2.3 Dans le cadre de l’éducation permanente, des cours spéciaux de différents niveaux et de durée variable devraient être organisés à l’intention des tradipraticiens, pour déboucher, à terme, sur la création d’écoles de médecine traditionnelle.
3.2.4 Pour assurer la diffusion d’une information exacte, les gouvernements, les programmes nationaux de lutte contre le SIDA et les comités nationaux anti-SIDA devraient concevoir des stratégies de communication avec les médias, afin d’informer constamment et correctement le grand public au sujet de la pandémie de SIDA.
3.2.5 Au niveau national les pays devraient mettre au point des activités d’enseignement en vue d’associer pleinement les tradipraticiens aux programmes nationaux de lutte contre le SIDA et de prise en charge des malades et de bien les sensibiliser au risque de transmission du VIH auquel eux-mêmes et tous leurs patients sont exposés dans le cadre de leur pratique.