Rapport de la consultation sur le SIDA et la médecine traditionnelle: Contribution possible des tradipraticiens (Francistown, Botswana, 23-27 juillet 1990)
(1990; 60 pages) [English] View the PDF document
Table of Contents
Open this folder and view contents1. INTRODUCTION
Open this folder and view contents2. APPROCHES PERMETTANT D’ASSOCIER LES TRADIPRATICIENS A LA LUTTE CONTRE LE SIDA
Close this folder3. RECOMMANDATIONS
View the document3.1 Politique et législation
View the document3.2 Education et formation
View the document3.3 Recherche
View the document3.4 Participation des tradipraticiens aux programmes nationaux de lutte contre le SIDA
View the document3.5 Mesures de suivi recommandées à l’OMS
Open this folder and view contentsANNEXES
 

3.1 Politique et législation

3.1.1 Tous les pays devraient formuler une politique nationale en matière de médecine traditionnelle. Cette politique devrait viser à améliorer l’état de santé en général et le bien-être de la population, dans le cadre des programmes nationaux de soins de santé primaires.

3.1.2 Une politique nationale de la recherche sur la médecine traditionnelle devrait être formulée et appliquée par un conseil multidisciplinaire de la recherche sur la médecine traditionnelle comprenant des tradipraticiens.

3.1.3 Les pays devraient envisager de mettre en place des politiques garantissant les droits de propriété intellectuelle et les droits de marque des personnes et des institutions impliquées dans la recherche - développement de nouveaux médicaments à partir de préparations traditionnelles. Cette politique devrait préciser comment seraient distribués les revenus éventuellement tirés de ces découvertes.

3.1.4 Il faudrait prévoir un mécanisme de financement adéquat, par le biais des budgets nationaux, pour assurer la participation active des tradipraticiens. Il ne devrait être envisagé de faire appel à des sources de financement externes qu’à titre d’appoint ou pour compléter les crédits normalement alloués par le gouvernement.

3.1.5 Une fois la politique bien arrêtée, il faudrait adopter une législation qui définisse et normalise les aspects essentiels des principales formes de médecine traditionnelle. Cette législation devrait énoncer clairement les droits, les responsabilités et les privilèges des tradipraticiens. Parallèlement, il faudrait former le grand public afin qu’il sache ce qu’il doit attendre des tradipraticiens en matière de soins de santé sans risque, ou pour le conseiller pour le règlement des honoraires. Il faudrait également prévoir des dispositions pour assurer le respect des codes de déontologie et préciser les peines encourues en cas de violation desdits codes. On devrait aussi envisager des mesures réglementaires pour la conservation et l’utilisation rationnelle des ressources de la médecine traditionnelle, y compris les produits végétaux, animaux et minéraux, que de nombreux tradipraticiens emploient. On devrait, enfin, prendre les dispositions législatives voulues pour que les revenus tirés de la vente des médicaments mis au point à partir de sources traditionnelles soient répartis avec équité. Un examen de la législation en vigueur s’impose, afin que cette législation puisse être alignée sur les nouvelles politiques nationales.

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