Les priorités de recherche seront définies en fonction du rôle du tradipraticien dans la lutte contre le SIDA, en prenant notamment en compte:
- la perception du SIDA par les tradipraticiens (diagnostic, prévention, traitement, prise en charge des malades et “guérison”);
- la perception par la communauté du rôle et de l’action du tradipraticien dans la lutte contre le SIDA;
- les relations entre praticiens de la médecine moderne et de la médecine traditionnelle pour la prestation des soins de santé primaires;
- l’identification de la clientèle des tradipraticiens;
- les pratiques traditionnelles spécifiques qui pourraient entraîner la contamination des patients et/ou du tradipraticien par le VIH;
- le cadre juridique et déontologique actuel pour la pratique des systèmes de médecine traditionnelle;
- les techniques de conseil à l’usage du tradipraticien;
- les possibilités d’associer les tradipraticiens aux recherches scientifiques sur la médecine traditionnelle et le SIDA;
- les meilleurs moyens d’informer les tradipraticiens et le grand public sur le SIDA;
- les possibilités d’associer les tradipraticiens aux enquêtes épidémiologiques et à la surveillance.
Dans la plupart des pays, les politiques actuelles en matière de recherche ne reflètent pas le rôle de la médecine traditionnelle dans la prestation des soins de santé. Par le biais de nouvelles politiques de recherche - développement, on pourrait beaucoup aider les institutions à prendre en compte le problème critique que pose aujourd’hui, dans le monde entier, l’épidémie de SIDA.