1.3 L'absence d'équité dans les approvisionnements des services de santé de niveaux différents est également fréquente; les hôpitaux et les établissements urbains sont généralement mieux pourvus que les établissements ruraux. Dans les cas extrêmes, les excédents sont courants à certains niveaux, tandis qu'à d'autres les pénuries sont chroniques. Ce déséquilibre reflète des états de faits tels que la plus grande influence des hôpitaux et la plus grande facilité d'accès des établissements urbains lorsqu'il s'agit de livrer des médicaments, mais il traduit également l'absence d'une bonne quantification des besoins en médicaments.
En pareilles circonstances, les patients court-circuitent généralement les établissements de soins primaires, adaptés à leurs besoins mais mal approvisionnés, et s'adressent directement à des établissements d'un niveau supérieur dont ils savent qu'ils disposent des médicaments en question. Ces derniers établissements se trouvent alors submergés par l'afflux de patients qui n'y ont normalement pas leur place, et ils n'arrivent pas à faire face comme il le faudrait à leur charge de travail normal.