Pour que des médicaments multisources pharmaceutiquement équivalents puissent être considérés comme interchangeables, il faut prouver qu'ils sont équivalents du point de vue thérapeutique. Différentes méthodes peuvent être utilisées à cette fin, notamment:
• des études de biodisponibilité comparative (bioéquivalence) chez l'homme consistant à doser le principe actif ou un ou plusieurs de ses métabolites dans un liquide biologique accessible, comme le plasma, le sang ou l'urine;
• des études pharmacodynamiques comparatives chez l'homme;
• des essais cliniques comparatifs;
• des épreuves de dissolution in vitro.
L'applicabilité de ces méthodes sera examinée dans les sections ci-après où l'on trouvera également des conseils pour l'évaluation des études de bioéquivalence. D'autres méthodes ont également été utilisées, comme les études de bioéquivalence chez l'animal, mais elles ne sont pas abordées ici car elles ne sont pas universellement acceptées.
L'acceptation d'une méthode d'essai par un organisme de réglementation pharmaceutique comme preuve d'équivalence entre deux médicaments dépend de nombreux facteurs, notamment des caractéristiques du principe actif et du produit fini, ainsi que de la disponibilité des moyens nécessaires pour mener un type d'étude particulier. Quand un médicament se retrouve à des concentrations significatives dans un liquide biologique accessible comme le plasma, les études de bioéquivalence sont jugées préférables. Lorsque la concentration n'est pas mesurable, il peut être nécessaire d'avoir recours à des épreuves cliniques ou à des études de pharmacodynamique comparatives. Des épreuves in vitro, s'appuyant de préférence sur une corrélation in vitro/in vivo bien établie, peuvent parfois donner certaines indications sur l'équivalence de deux médicaments (voir section 13).
D'autres critères permettant de savoir s'il y a lieu d'effectuer des études d'équivalence sont exposés dans les deux sections 8 et 9 ci-après.